Mot du Directeur de l'Agence


IL y a plus de vingt ans que l’ensemble des acteurs de l’eau en Algérie a pris conscience de la nécessité  de réformer le système général de gestion de l’eau. On s’est en effet vite aperçu que malgré que les investissements coûteux consentis par l’Etat, la satisfaction des besoins restait insuffisante, et que, la protection qualitative et quantitative des ressources n’était pas assurée de façon satisfaisante.

Dans le même temps, et avec la réalisation de transferts inter-régionaux et l’apparition de pollutions externes, est apparue la difficulté de gérer ou d’arbitrer les conflits d’usages, à l’intérieur des limites administratives de la wilaya. Ceux-ci remontaient donc invariablement à l’échelon central.

C' est au vu de ces quelques constats que le Ministère algérien chargé de l’Hydraulique a commencé à élaborer, dès 1993, les bases de ce qu’il a été convenu d’appeler la Nouvelle Politique de l’Eau. Cette politique s’articule autour de trois grands principes :

*L'eau est un bien économique : on doit donc au moins s’attacher à déterminer le coût réel de l’eau distribuée. Le prix auquel on la fait ensuite payer à l’usager relève d’un autre niveau de décision politique, lié à des contraintes économiques et sociales. Ceci étant, le prix du mètre cube d’eau a connu ces dernières années, des augmentations substantielles, et la taxe d’assainissement, symbolique jusqu’en 1993, a été d’abord portée à 10% puis à 20% de la facture d’eau potable. Cette notion de l’eau bien économique ne peut exister sans des entreprises de gestion de l’eau, soumises aux principes de vraie gestion commerciale et de concurrence, dans le cadre de contrats passés avec les maîtres d’ouvrages et les collectivités locales.

*L'eau est rare et vulnérable : à ce titre, elle doit faire l’objet d’une protection qualitative et quantitative. La gestion de l’eau doit être assurée de façon intégrée, à l’échelle d’une unité naturelle qu’est le bassin hydrographique. On doit donc à la fois mettre en place les instruments de cette gestion par bassin, mais aussi l’ensemble des outils réglementaires, nécessaires pour assurer la protection qualitative et quantitative des ressources en protégeant au mieux les écosystèmes.

*L'eau est l’affaire de tous : il faut donc apprendre à développer la concertation, pour que les décisions prises ne soient plus le fait d’un décideur autoritaire et unique mais plutôt celui d’un consensus autour d’objectifs discutés puis arrêtés d’un commun accord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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